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| Témoignage:
La Brésilienne en péril |
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Le 12 avril
1920, Sa Majesté le Maître fit un autre de Ses
éminents prodiges, en sauvant une femme enceinte d'un
accident inévitable. Deux automobiles, venant en sens inverse, vinrent pour se télescoper alors qu'une future mère traversait la rue au point de rencontre des deux bagnoles. Se voyant certaine d'être écrasée, elle clama: "Mon Dieu!" À l'écho de cette exclamation, le bras du Maître se leva. La femme déclara elle-même, après l'accident, qui eut tout de même lieu, qu'elle avait senti un bras l'élever en l'air, sans qu'elle pût distinguer quel était ce bras. Le Maître paraissait ému, impatient, et se tournant vers Madame Godard, sa ménagère, Il lui dit: "Vois-tu, si Dieu protège de tels enfants, combien plus ne protégera-t-Il pas Ses consacrés?" On entendit, tout à coup, le choc des deux voitures, l'une a eu son garde-boue arraché par l'autre. Croyant la femme sous les roues, ou quelque chose d'analogue, les occupants des deux véhicules en descendirent, mais quel ne fut pas leur étonnement quand ils virent la femme sur le trottoir, donnant naissance à un gros garçon sans le secours de personne. Elle n'avait aucun mal. Le Maître dit à Madame Godard: "Entrons dans la maison." Un enfant de cinq ans environ, jouait près de la scène avec un canif. La miraculée le lui emprunta pour couper le fil ombilical; elle se délivra elle-même et partit avec son nouveau-né dans les bras. Cette femme déclara plus tard, qu'elle ne s'était mise au lit que le soir, comme à l'ordinaire. C'était une Brésilienne, parlant le portugais. Voilà pour le premier prodige, car on peut dire qu'il y en eut deux dans le même. Une pluie diluvienne inondait les lieux; elle trempa jusqu'aux os, cela va de soi, tous les acteurs de cet hétéroclite accident, sauf un: le divin Maître. Croyez-le ou non, le Seigneur, qui se trouvait dehors, en face d'un parc minime situé vis-à-vis Sa demeure, tête nue, en sous-vêtements et pantalon, n'eut pas même un seul cheveu de Son auguste tête mouillé par la pluie, tant la nature et les éléments respectaient Sa divine personne. Et pourquoi? Parce qu'Il possédait en Lui la puissance de Se faire respecter, autant des éléments atmosphériques que des microbes, lesquels n'avaient accès à Sa chair immaculée. Le Maître était le tabernacle de l'Esprit-Saint, le foyer de la toute-puissance. Il n'avait qu'à vouloir pour être obéi. |